La nouvelle scène politique : Un message de l’Exécutif provincial

Pendant les mois précédant l’élection provinciale du 7 juin, OSSTF/FEESO a élaboré et publié un programme électoral complet en matière d’éducation axé sur les principaux enjeux auxquels est confrontée l’éducation financée à même les deniers publics en Ontario. Nous avons fortement encouragé les membres à se servir de ce programme comme base pour évaluer les positions des grands partis politiques.

Au fur et à mesure que l’élection s’approchait, nous avons vite constaté que les promesses de campagne des progressistes-conservateurs n’offraient rien, laissant entendre qu’aucun de ces enjeux étaient même évoqués. Cette situation en soi a été une source de préoccupation, mais l’engagement réitéré de Doug Ford à sabrer des milliards de dollars du budget provincial, objectif qui ne peut de toute évidence être atteint sans conséquences graves pour l’éducation et pratiquement toute la fonction publique, nous a amenés à conclure que l’élection d’un gouvernement PC ne servirait pas au mieux les intérêts des membres d’OSSTF/FEESO et le travail qu’ils font au nom des élèves.

Par conséquent, OSSTF/FEESO a établi une stratégie électorale qui encourageait les membres à travailler à l’encontre de la perspective d’une majorité PC en appuyant et votant pour les candidates et candidats soutenus par OSSTF/FEESO dans les circonscriptions des quatre coins de la province. Il est à noter que, des 40 sièges remportés par le Nouveau parti démocratique, 38 étaient des candidats soutenus par OSSTF/FEESO.

Néanmoins, le 7 juin, les Ontariennes et Ontariens ont élu un gouvernement progressiste-conservateur majoritaire; le 29 juin, un nouveau conseil des ministres sera assermenté et Doug Ford deviendra le premier ministre de l’Ontario.

Même si le résultat n’est pas celui que nous souhaitions, nous n’adopterons pas d’emblée une attitude hostile envers le nouveau gouvernement. Nous serons plutôt fermes et francs dans la quête des intérêts de l’éducation financée à même les deniers publics et de nos membres. Nous les solliciterons et ferons un effort sincère pour établir un dialogue véritable par lequel nous aspirons défendre les enjeux qui sont importants pour nos membres. Nous tenterons de faire comprendre au gouvernement que les élèves de l’Ontario sont toujours mieux servis lorsque le gouvernement respecte et appuie le travail essentiel réalisé par nos membres et tous les éducateurs, au nom des élèves de la maternelle jusqu’à l’université.

Outre une approche véritablement rétrograde à l’éducation physique et santé et certaines banalités concernant d’autres aspects du programme d’études et les téléphones cellulaires en classe, au moment de rédiger ces lignes, Doug Ford n’a presque rien dit à propos de ses plans en matière d’éducation une fois que son parti aura pris les rênes du gouvernement. Si, grâce à un dialogue franc et pondéré, nous pouvons contribuer à écarter son gouvernement des mesures qui nuisent aux conditions de travail de nos membres et aux conditions d’apprentissage de nos élèves, nous suivrons donc cette ligne de conduite tant qu’elle demeure productive.

Cela dit, nous sommes bien conscients qu’il n’est tout simplement pas possible de concilier tout appui continu véritable au travail de nos membres avec les restrictions budgétaires promises par le PC pendant la campagne. Nous devons être fin prêts pour la très réelle possibilité que ce gouvernement change de cap, ce qui affaiblirait réellement le travail de nos membres et minerait l’éducation financée à même les deniers publics en Ontario.

Si c’est le cas, OSSTF/FEESO s’opposera avec acharnement à ces mesures en ayant recours à tous les moyens appropriés. Comme toujours, nous devons être prêts à rajuster nos stratégies en conséquence, mais notre objectif sera toujours de faire avancer les intérêts de nos membres et de protéger et d’améliorer l’éducation financée à même les deniers publics, comme il l’a toujours été.

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