Les Franco-Ontariens manifestent contre les compressions annoncées par le gouvernement Ford

Des membres du District 32, Centre-Sud-Ouest de l’Ontario, manifestent à l’extérieur du bureau de circonscription du premier ministre Doug Ford, le 1er décembre

Le samedi 1er décembre, des centaines de membres d’OSSTF/FEESO se sont joints aux milliers de Franco-Ontariens rassemblés dans 39 villes et villages partout dans la province pour manifester contre la décision du premier ministre Ford d’abolir le Commissariat aux services en français et pour exprimer leur indignation face à l’annulation du projet d’une université de langue française si longuement attendue en Ontario.

Bon nombre de Franco-Ontariens estiment que leur langue et leur culture sont menacées et ont lancé le message au premier ministre Ford qu’ils demeureront solidaires et qu’ils lutteront pour que justice soit faite.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario estime que plus de 13 500 personnes ont participé à la journée de manifestation, arborant le vert et blanc caractéristiques du drapeau franco-ontarien. Les manifestations ont inclus une centaine de participants à Toronto et quelque 5 000 manifestants à Ottawa. Des manifestations de solidarité ont eu lieu en Saskatchewan, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick, où bien des gens s’inquiètent de ce que peuvent représenter ces développements pour l’avenir des minorités francophones dans leur communauté. Celles-ci ont eu lieu à Regina, à Saint-Boniface et à Moncton.

En réponse aux tollés des Franco-Ontariens, le premier ministre Ford a rétabli le poste de commissaire aux services en français, en l’intégrant au Bureau de l’ombudsman. Les Francophones craignent, toutefois, qu’il n’y ait aucune garantie que les droits des Francophones seront respectés si le commissaire aux services en français œuvre sous les compétences de l’Ombudsman de l’Ontario.

Le gouvernement fédéral, ainsi que le premier ministre du Québec François Legault, ont demandé à Doug Ford de revenir sur sa décision de sabrer les services en français. Et Amanda Simard, la seule députée francophone parmi les 76 députés du parti Conservateur élus en juin, a rapidement réprouvé les actions de son gouvernement et a depuis quitté les rangs du caucus Conservateur pour siéger comme indépendante. Les Franco-Ontariens, qui sont d’avis que le premier ministre a minimisé son histoire et a sapé leurs droits, applaudissent madame Simard pour sa position de principe et son départ du caucus Ford.

Il y a présentement 622 000 Francophones qui vivent et travaillent en Ontario. Leur présence et leurs contributions se sont fait ressentir depuis 400 ans.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), l’organisme-cadre et la voix politique de la Francophonie en Ontario, a aidé à mobiliser la communauté francophone et ses supporters comme jamais en Ontario et a baptisé ce mouvement #LaRésistance.

Le cri de ralliement « Nous sommes! Nous serons! » a résonné d’un coin à l’autre de la province, dans des villes et villages comme Hawkesbury, Windsor, Sault Ste. Marie, Thunder Bay et bien d’autres encore.

Des parents, enfants, travailleurs en éducation et membres de la communauté élargie ont uni leurs voix afin d’exprimer haut et fort que le financement de l’éducation en français en Ontario est un investissement dans l’avenir de notre province et que l’occasion pour les élèves francophones d’apprendre dans leur propre langue est essentielle. Il existe trois universités de langue anglaise au Québec, mais aucune université de langue française en Ontario. Les Franco-Ontariens ont lutté pour obtenir leurs écoles élémentaires et secondaires; ils ont lutté pour obtenir leurs collèges et ils sont prêts à lutter à nouveau pour obtenir une université de langue française.

La vision de l’AFO est une collectivité francophone en Ontario qui est unie dans sa diversité, unifiée dans ses actions et collectivement engagée dans l’avenir de la francophonie en Ontario. Les Franco-Ontariens ont promis que l’histoire va se répéter et qu’ils sortiront vainqueurs de cette lutte, tout comme ce fut le cas dans les luttes du passé.

About Linda Rodgers
Linda Rodgers, agente des communications du District 32 – Centre-Sud-Ouest de l’Ontario, Unité 64 et membre du Comité provincial des services éducatifs.

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