Éliminer les obstacles : Programme de natation pour les jeunes Noirs
Ayant grandi dans la région de Peel, une communauté majoritairement blanche, dans les années 1970, j’ai eu la chance d’habiter près d’une piscine communautaire que je fréquentais régulièrement avec mes amis, autant pour les sessions de nage libre que pour les cours. Ma mère insistait pour que nous suivions des cours de natation même si elle ne savait pas nager et qu’elle avait grandi à la Barbade. En fait, elle craignait l’eau. Elle comprenait que la natation était plus qu’un simple passe-temps, mais bien une question de vie et de sécurité. Comme ma mère, j’ai fait en sorte que mes filles Noires sachent nager et je les ai inscrites non seulement à des cours de natation, mais aussi à des compétitions de natation dès leur plus jeune âge, car je voulais qu’elles soient à l’aise et en sécurité près de l’eau.
Il y a quelques années, mes filles se sont rendu compte que beaucoup d’élèves Noirs de leur école ne savaient pas nager et manquaient souvent les sorties scolaires qui impliquaient des activités aquatiques. Mes filles voulaient trouver un moyen de faire en sorte que tous les élèves Noirs puissent participer pleinement à chaque expérience scolaire. Ce qui a commencé comme une simple conversation s’est rapidement transformé en action, et des fonds ont été obtenus pour le premier programme de natation destiné aux jeunes Noirs et racialisés de Kingston. Le programme était dirigé par une instructrice de natation Noire, et mes filles y participaient comme bénévoles.
Aujourd’hui, mes filles sont des sauveteuses et instructrices de natation certifiées. Elles éliminent les obstacles de longue date à l’accès et créent un programme de natation pour les jeunes Noirs afin de s’assurer que les générations futures de jeunes Noirs apprennent non seulement à nager, mais aussi à regagner l’espace, la sécurité et le sentiment d’appartenance dans l’eau et près de l’eau.
Cet article a été rédigé par la présidente du Comité de lutte contre le racisme anti-Noirs et le racisme, Andrea Barrow.



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